Andrea Salvetti est né près de Lucca (Toscane) en 1967.
Il y fait ses études, dans la filière artistique, puis Architecture à la Faculté de Florence.
Travaillant parallèlement dans une agence d'architectes, il se rend vite compte que cette activité est trop conceptuelle et qu'il a besoin d'être en contact et de jouer avec la matière.
En 1993, il installe son atelier sur les collines aux alentours de Lucca, et commence en solitaire une activité d'artiste-artisan.
En 1996, il expose un ensemble de sculptures-meubles, en fonte d'aluminium « Monozoo ».
En 1999, il participe à la 48ème Biennale de Venise, pavillon italien, où il présente un projet sur la relation entre Art et Gastronomie.
Les expositions se suivent, dans galeries et musées.
A partir de 2007, il est présent au Design Miami Basel.
En 2010, il participe à la Triennale de Milan, grand moment de rencontres entre artistes confirmés (Mendini, Branzi, Pesce...) et jeunes artistes.
Il y installe son « Mazzolin di fiori » (bouquet de fleurs).
Andrea Salvetti ne fait pas un travail de designer, dans le sens où faire un dessin, un plan, ne lui suffit pas. Il a besoin de réaliser lui-même son projet, depuis l'idée jusqu'à son aboutissement ; l'expérimenter et le modifier en cours d'élaboration ; sélectionner un matériau et une technique, capables de seconder la forme et ses valeurs expressives.
Sculpture et design y trouvent alors une synthèse harmonieuse.
Andrea Salvetti vit au milieu et au plus près de la nature et de ce qu'elle nous donne à vivre. Il ne veut pas perdre le lien avec « Mère Nature ».
A travers une vingtaine de pièces présentées, Andrea Salvetti nous ouvre un univers où se retrouvent des valeurs qui me sont chères : la poésie de la sculpture et le fonctionnel, la tradition et l'innovation, la nature et la culture.
A partir du 26 Mai, seront exposées à la galerie, ses dernières créations :
Des troncs d'arbres en bronze dans de somptueuses finitions, qui sont des rangements/contenants,
Des nids qui se font fauteuils,
Des cageots qui sont bibliothèques,
Des chaises feuillage, un crocodile se fait chaise longue …
Elisabeth Delacarte





La galerie a demandé à Elizabeth Garouste, Franck Evennou, et Hubert Le Gall de créer de nouvelles pièces pour ce Salon. Mino a présenté une grande peinture et une sculpture.
Seront aussi présentés 2 nouveaux venus : Anasthasia Millot jeune créatrice, dont nous avons beaucoup aimé les premiers meubles : consoles et petites tables élégantes, raffinées, en bronze et bois de palmier.
Et Piotr Sierakowsky, connu en Italie où il vit et travaille comme sculpteur, a réalisé un coffre à bijoux en bronze et métal argenté.

D'inspiration marine, les dernières créations de Franck Evennou, à la frontière de la sculpture et du mobilier d'exception, mélangent bronze et aluminium, pâte de verre et bois.
Miroirs d'eau abandonnés sur le sable, coquillages érodés dévoilant leur structure, galets roulés par les flots ou chimères improbables surgies de profondeur abyssale, autant de sources d'inspirations développées par Franck Evennou pour cette nouvelle exposition...

A l'ouverture d'Avant-Scène en 1986, Elizabeth Garouste faisait partie de la génération d'artistes fantaisistes baroques qu'Elisabeth Delacarte a toujours eu à coeur de découvrir et promouvoir dans sa Galerie.
A cette époque, Elizabeth Garouste était déjà considérée comme l'un des chefs de file du renouveau des Arts Décoratifs des années 80...
To celebrate our 20 Year Anniversary, the artists who have marked the history of Avant-Scène since its opening in September, 1986, were united for the first time in a single exhibition for a retrospective of their various worlds of creation.
Philippe Anthonioz in association with Guillaume Saalburg, François Belliard, Mattia Bonetti, Mark Brazier-Jones, Vincent Collin, Pierre Deltombe, François Dimech, Xavier Dohr, Franck Evennou, Bruno Frisoni, Olivier Gagnère, Agnès His, Jacques Jarrige, Claire de Lavallée, Hubert Le Gall, Mino, Laurence Picot, Jacques Poirier, Pascale Riberolles, Pucci di Rossi, Hervé van der Straeten, Frédéric Vayr all enthusiastically accepted to produce an original piece each for the occasion, to be edited in a limited series of 1, 8 or 20 copies.
Artists now sadly departed like Marco de Gueltzl or Eliakim were associated with this event.

Il y a dix ans déjà, Avant-Scène présentait la première exposition d'Hubert Le Gall avec ses fameuses tables fleurs et ses cabinets baroques aux inspirations les plus diverses, reflets d'une recherche personnelle sans cesse renouvelée.
Partagé entre la réalisation de commandes sur mesure et ses nombreuses conceptions de scénographies pour les Musées, Hubert Le Gall s'est enfin décidé à se poser un instant pour concevoir, en toute liberté, cette nouvelle exposition.
Aujourd'hui Avant-Scène expose en exclusivité plus d'une vingtaine de ses dernières œuvres, produites en séries limitées de 8 ou 25 exemplaires. Une fois de plus, Hubert Le Gall s'est fait plaisir, et si l'on pense même qu'il s'est amusé, on s'aperçoit vite que ses jeux sont des jeux d'adulte ! Fini les inspirations végétales ! (comme son fauteuil pot de fleur ou ses tables marguerites dont le succès ne tarit pas). Pour cette exposition 2005, Hubert Le Gall a retenu deux directions :
• L'une est zoomorphe, mais ne vous trompez pas : toutes ces créations ne sont pas des animaux 'utiles' mais bel et bien des meubles ou des objets en mutation. Leurs formes évoquent ou empruntent.
En voyant sa chauffeuse de velours rouge, vous vous demandez si c'est votre imagination ou la sienne qui vous fait voir une baleine, tant elle est à la fois évidente et si légèrement évoquée.
Son cabinet-taureau, littéralement éclaté en morceaux, est tantôt meuble tantôt animal. En plus de la présence des pieds sous forme de sabots (classique !), ce sont les oreilles de l'animal qui font office de poignées à ce coffre, la queue et la tête posés comme des trophées sont serrure et photophore. Quant aux motifs dorés qui ornent les quatre faces, ils évoquent jusqu'à l'abstraction des entrailles de l'animal : nous vous avions prévenu qu'il s'agissait de jeux d'adultes ! Une commode 'Pi ', avec des poignées en forme de 'tétons' (on ne sait pas de quel animal !) sont autant de prises sensuelles pour percer les secrets de ce meuble d'ébène. Un héron lampadaire complète l'inventaire.
• L'autre source d'inspiration relève de l'abstraction géométrique, sorte de variation sous des formes en courbes, comme ces miroirs biseautés en nickel qui s'emboîtent les uns dans les autres, ou ce surprenant semainier courbé en bois, résine et or discrètement mis en valeur par un jeu de lumières intégrées. Chaque meuble est l'occasion d'aller plus loin, soit dans la recherche de la forme, soit dans le mélange des matériaux (ébène de macassar et miroir bleu, marqueterie de paille... ).
Comme la majorité de ses oeuvres, la commode Azur est traitée de façon identique sur ses quatre faces – sorte de marque de fabrique que Hubert Le Gall aime revendiquer comme une référence à la sculpture. Son originalité, sa fantaisie, qui font pourtant de certaines de ses créations des « intemporels », réside dans cette alchimie permanente qui combine un goût et une grande culture de la tradition du mobilier avec un regard toujours en décalage, toujours prêt à tourner en dérision nos classiques ou nos meubles trop « convenables » …pour lui !
Hubert Le Gall n'en finit pas de nous ravir avec ses commodes (Pi, Azur, Soleil), ses lampes (Ronde de nuit, Irma, Bonzaï), ses tapis, ses sièges, ses chenets, ou ses miroirs (Awaï, Goutte, Domino)….
Ne le complimentez pas sur la qualité de ses réalisations – il travaille avec les meilleurs artisans d'art de France, là n'est pas la difficulté - mais regardez et découvrez toute l'originalité de sa création.
Une nouvelle naissance dans son travail !